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← Immobilier Avis expert Mis à jour le 21 juin 2026

Avis Bienprêter 2026 : taux réels, risques et ce que les chiffres cachent vraiment

7.4/10

★★★★☆

Notre verdict

Bienprêter

Crowdfactoring PME — agréé PSFP AMF (FP-2023-38) depuis 2023

Bienprêter est la première plateforme française de crowdfactoring, agréée AMF et accessible dès 20 €. Les taux affichés (14,55 % brut en 2026) sont parmi les plus élevés du marché, mais le rendement net tombe à ~10 % après flat tax. Le taux de défaut zéro repose sur des rachats par la plateforme — ce qui est protecteur mais pas sans limite. À réserver aux profils avertis, capables de diversifier largement et d'immobiliser leur capital 12 à 18 mois.

Les informations fournies sont à titre éducatif et ne constituent pas un conseil en investissement. Tout placement comporte des risques, y compris la perte de capital. Consultez un conseiller financier avant de prendre une décision.

Sources officielles AMF — liste blanche PSFP, Ulends (Bienprêter) FP-2023-38 (protectepargne.amf-france.org) Bienprêter — statistiques officielles au 21 juin 2026 (bienpreter.com/statistiques) ACPR — registre REGAFI, supervision des prestataires de financement participatif (acpr.banque-france.fr) ORIAS — registre des intermédiaires financiers (orias.fr) Mis à jour le 21 juin 2026

Tableau de synthèse

Critère Détail
Note Place des Épargnants 7,4 / 10
Type de plateforme Crowdfactoring (financement de créances PME)
Nom légal Ulends SAS
Agrément AMF PSFP FP-2023-38 (depuis le 24/11/2023)
Taux brut moyen 2026 14,55 %
TRI net moyen 2026 ~14,67 % brut / ~10 % net après flat tax
Taux de défaut officiel 0,00 % (maintenu via rachats sur fonds propres)
Ticket minimum 20 € par projet
Durée moyenne des projets 16 mois
Montant total financé ~376 M€ depuis 2018
Projets financés 4 789
Investisseurs inscrits 60 902
Frais investisseur 0 % (marché primaire) — 3 % sur ventes BP Flex
Fiscalité Flat tax 31,4 % à la source — IFU annuel fourni
Liquidité Capital bloqué — revente possible via BP Flex (sans garantie)

Points forts et points faibles

Points forts Points faibles
Agrément PSFP AMF — surveillance AMF + ACPR Taux de défaut zéro maintenu par rachats sur fonds propres
Taux parmi les plus élevés du marché français Concentration historique sur le groupe Promup (~50% du portefeuille)
Ticket à 20 € — diversification accessible Liquidité non garantie via BP Flex (commission 3% vendeur)
Aucun frais sur marché primaire Fiches projets parfois peu détaillées sur les finances emprunteurs
AutoPILOT gratuit — investissement automatisé Capital bloqué 12 à 24 mois en cas d'absence d'acheteur BP Flex
IFU fourni — fiscalité simplifiée Passeport EU récent — peu de recul sur les marchés étrangers

Qu'est-ce que le crowdfactoring Bienprêter ?

Bienprêter n'est pas une plateforme de crowdfunding immobilier au sens classique. C'est la première plateforme française de crowdfactoring — une spécialité qui mérite d'être bien comprise avant d'investir.

Comment fonctionne le financement de créances ?

Imaginez une PME qui vend ses services à une grande entreprise. La facture est émise, mais le paiement interviendra dans 60 jours. En attendant, la PME a besoin de trésorerie maintenant. Elle propose sa facture sur Bienprêter : les investisseurs financent ce délai de paiement et perçoivent des intérêts en échange.

Concrètement : si vous placez 500 € sur un projet à 14 % sur 6 mois, vous percevez environ 35 € d'intérêts bruts à l'échéance. Après flat tax de 31,4 %, votre gain net est d'environ 24 €.

La particularité du crowdfactoring : le remboursement dépend du client final qui règle la facture, pas seulement de la PME emprunteuse. C'est une forme de sécurité supplémentaire par rapport au crowdfunding classique.

En quoi est-ce différent du crowdfunding immobilier classique ?

Dans le crowdfunding immobilier traditionnel (Homunity, Raizers, ClubFunding), vous financez un promoteur qui construit un programme immobilier. Le remboursement intervient à la vente des logements, avec des durées de 18 à 36 mois.

Chez Bienprêter, les projets sont plus courts (16 mois en moyenne, parfois 3 à 6 mois pour des créances courtes). Ils concernent principalement des PME de tous secteurs — pas uniquement l'immobilier. La plateforme finance aussi quelques projets immobiliers, mais c'est une proportion minoritaire de son portefeuille.

Rendements : ce que les chiffres disent vraiment

Bienprêter affiche des taux parmi les plus attractifs du marché. Au 21 juin 2026, les statistiques officielles de la plateforme indiquent :

  • Taux brut moyen 2026 : 14,55 %
  • TRI net moyen 2026 : 14,67 % (avant impôt)
  • Taux brut moyen global depuis 2018 : 13,36 %
  • Intérêts versés depuis l'origine : 39,5 millions d'euros

Taux brut vs taux net après flat tax

Le rendement brut affiché ne tient pas compte de la fiscalité. En 2026, la flat tax (PFU) s'élève à 31,4 % sur les intérêts. Voici ce que donnent les taux annoncés une fois l'impôt déduit :

Taux brut Impôt (31,4 %) Taux net
10 % 3,14 % 6,86 %
12 % 3,77 % 8,23 %
14 % 4,40 % 9,60 %
14,55 % (moy. 2026) 4,57 % ~9,97 %

Un taux brut de 14,55 % se traduit donc par un rendement net de l'ordre de 10 % après flat tax. C'est nettement supérieur aux livrets réglementés ou aux fonds euros, mais en contrepartie d'un risque de perte en capital réel.

Taux de défaut zéro : réalité ou marketing ?

Bienprêter affiche un taux de défaut de 0,00 % depuis sa création. C'est l'un de ses principaux arguments commerciaux. Mais ce chiffre demande une lecture attentive.

Des emprunteurs ont rencontré des difficultés de paiement. Plutôt que de laisser les investisseurs subir des pertes, Bienprêter a racheté ces créances sur ses propres fonds. Fin 2024, la plateforme a injecté plusieurs millions d'euros pour couvrir des créances douteuses. Résultat : le taux de défaut reste à zéro pour l'investisseur, mais la réalité opérationnelle est plus complexe.

Ce mécanisme est protecteur, mais il faut en comprendre la limite : votre sécurité dépend de la solidité financière de Bienprêter. Si la plateforme ne peut plus absorber les défauts à l'avenir, le taux de perte ne sera plus nul. C'est un risque de contrepartie indirect à ne pas ignorer.

Les risques à connaître avant d'investir

Comme toute plateforme de financement participatif, Bienprêter expose à un risque de perte en capital. Aucun fonds de garantie étatique (comme le FGDR pour les banques) ne couvre vos investissements en cas de défaillance de la plateforme ou des emprunteurs. Vous pouvez vérifier la supervision de la plateforme sur le registre REGAFI de l'ACPR.

Risque de concentration sur Promup

Le risque le plus spécifique à Bienprêter est la concentration historique sur le groupe Promup (anciennement Publicimm). Ce groupe, actif dans l'immobilier et les services digitaux, représentait historiquement environ 50 % des projets financés sur la plateforme. Il comprend 14 entités liées.

Des observateurs indépendants ont signalé des liens capitalistiques entre les managers de Bienprêter et ceux du groupe Promup. Cela soulève la question de l'indépendance réelle de l'analyse du risque sur ces dossiers. La plateforme a engagé une diversification de son portefeuille depuis 2024, mais la vigilance reste de mise.

Concrètement : si le groupe Promup traverse des difficultés majeures, une large part du portefeuille des investisseurs exposés à ces projets pourrait être affectée simultanément.

Liquidité limitée malgré le BP Flex

Vos fonds sont bloqués jusqu'à l'échéance du projet. BP Flex permet une revente anticipée, mais sans garantie de trouver un acheteur. De plus, la commission vendeur de 3 % réduit votre rendement effectif en cas de sortie anticipée.

Règle pratique : n'investissez sur Bienprêter que des sommes dont vous pouvez vous passer pendant 12 à 24 mois.

AutoPILOT : comment automatiser ses investissements

AutoPILOT est le robot d'investissement de Bienprêter, gratuit et sans frais supplémentaires. Il détecte les projets correspondant à vos critères avant même l'ouverture officielle des collectes, et vous propose un investissement en un clic. Vous disposez de 4 jours pour valider ou refuser.

Trois modes préconfigurés sont disponibles :

  • DIVERSIFICATION MAX : répartit les investissements sur un maximum de projets pour limiter le risque unitaire.
  • FOCUS PRUDENCE : cible les projets les mieux notés selon les critères de risque internes.
  • OBJECTIF COURT TERME : privilégie les projets avec une échéance rapide (moins de 12 mois).

En 5 mois d'existence, AutoPILOT avait déjà facilité 20 millions d'euros d'investissements selon les chiffres Bienprêter. Un outil utile pour les investisseurs actifs qui veulent maintenir un portefeuille diversifié sans surveiller la plateforme quotidiennement.

Fiscalité : flat tax 31,4 % appliquée à la source

Les intérêts perçus via Bienprêter relèvent des revenus de capitaux mobiliers (RCM) et sont soumis à la flat tax (PFU) de 31,4 % en 2026. Ce taux comprend 12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux.

Bienprêter applique ce prélèvement directement à la source lors du remboursement de chaque projet. Vous recevez annuellement un Imprimé Fiscal Unique (IFU) récapitulant les montants perçus et les retenues effectuées — les données sont ensuite préremplies dans votre déclaration de revenus.

Si votre tranche marginale d'imposition est inférieure à 12,8 %, vous pouvez opter pour le barème progressif lors de votre déclaration, ce qui sera plus avantageux.

Bienprêter est-il fait pour vous ?

Bienprêter convient à l'investisseur qui cherche des rendements nets autour de 10 % sur des durées courtes à moyennes, dans un cadre réglementé. Voici les profils qui correspondent :

  • L'investisseur averti qui diversifie : capable de répartir son capital sur 30 à 50 projets distincts, pour qu'un éventuel défaut unitaire ne pèse pas significativement sur le portefeuille global.
  • Celui qui peut immobiliser son capital : la durée moyenne est de 16 mois. Il ne faut pas compter sur ces fonds à court terme, BP Flex n'offrant aucune liquidité garantie.
  • L'investisseur déjà exposé à d'autres actifs : Bienprêter est un outil de diversification, pas une base de portefeuille. Il ne remplace pas un livret, une assurance-vie ou un PEA.

Bienprêter n'est pas adapté si vous refusez tout risque de perte en capital. Même contrainte si vous avez besoin de liquidité immédiate ou si vous ciblez exclusivement l'immobilier physique (locatif, SCPI).

Pour une approche immobilière moins risquée, consultez notre guide du crowdfunding immobilier. Vous pouvez aussi comparer les plateformes concurrentes : avis Homunity, avis Wiseed, avis ClubFunding, avis Bricks (dès 10 €), avis Raizers, avis Fundimmo, avis Baltis, avis Sofidynamic. Pour une vue d'ensemble, consultez notre comparatif placements immobiliers.

Avertissement — Phase 1 : Ce site ne perçoit aucune rémunération de Bienprêter ni d'aucune plateforme de financement participatif. Aucun lien de cet article n'est affilié. Le lien vers le site officiel est fourni à titre informatif uniquement (bienpreter.com). Tout investissement en financement participatif comporte un risque de perte partielle ou totale en capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Consultez un conseiller financier indépendant avant toute décision d'investissement.

Questions fréquentes

Oui. Bienprêter (nom légal : Ulends) est agréée PSFP (Prestataire de Services de Financement Participatif) par l'AMF sous le numéro FP-2023-38 depuis le 24 novembre 2023. La plateforme est aussi soumise à la supervision de l'ACPR. Vous pouvez vérifier cet agrément sur la liste blanche officielle AMF (protectepargne.amf-france.org). Bienprêter dispose en outre d'un passeport européen lui permettant d'opérer en Espagne, Belgique, Pays-Bas et Allemagne.

Le crowdfactoring est le financement de créances commerciales : une PME a émis une facture à un client, mais doit attendre 30, 60 ou 90 jours pour être payée. Bienprêter avance les fonds aux investisseurs, qui perçoivent des intérêts à l'échéance. C'est différent du crowdfunding immobilier classique (financement de promoteurs) : ici, le remboursement dépend du client final de la PME (débiteur de la facture), pas uniquement de la PME elle-même. Bienprêter finance aussi quelques projets immobiliers, mais c'est minoritaire.

Le taux de défaut affiché (0,00%) est une réalité comptable, mais pas une absence totale d'incidents. Des emprunteurs ont rencontré des difficultés, mais Bienprêter a racheté leurs créances sur ses propres fonds en fin 2024, maintenant ainsi la statistique à zéro pour les investisseurs. Ce mécanisme protège dans l'immédiat, mais il signifie que votre sécurité dépend aussi de la solidité financière de Bienprêter. Si la plateforme ne peut plus absorber les défauts, le taux de perte ne serait plus nul.

Les intérêts sont soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU, aussi appelé flat tax) de 31,4 % en 2026 (12,8 % d'impôt sur le revenu + 18,6 % de prélèvements sociaux). Bienprêter applique ce prélèvement à la source et fournit un Imprimé Fiscal Unique (IFU) annuel pour votre déclaration. Exemple : sur un taux brut de 14 %, le rendement net est d'environ 9,6 %. Vous pouvez opter pour le barème progressif si votre tranche marginale est inférieure à 12,8 %.

BP Flex permet de revendre vos prêts avant leur échéance à d'autres investisseurs. Vous fixez le prix de vente et payez une commission de 3 % du montant cédé. L'acheteur ne paye rien. La revente n'est pas garantie : elle dépend de la demande d'acheteurs disponibles. En cas de besoin urgent de liquidité, vous pourriez ne pas trouver preneur rapidement, surtout pour des projets dont la durée restante est longue ou dont la qualité est perçue comme moindre.

Oui. Le ticket minimum est de 20 € par projet, ce qui est l'un des plus bas du marché du crowdfunding en France. Cela permet une diversification fine sur de nombreux projets même avec un capital modeste. Par exemple, avec 1 000 €, vous pouvez répartir votre mise sur 50 projets différents, ce qui limite l'impact d'un éventuel défaut.