Les informations fournies sont à titre éducatif et ne constituent pas un conseil en investissement. Tout placement comporte des risques, y compris la perte de capital. Consultez un conseiller financier avant de prendre une décision.
Qui choisit quoi ?
En bref : Pour les investisseurs qui veulent investir en ETF et actions à long terme : le PEA est plus simple et fiscalement optimisé après 5 ans. Pour la diversification, la succession et les profils plus prudents : l'assurance-vie est plus souple. Les deux sont complémentaires — beaucoup d'épargnants les détiennent ensemble.
Fiscalité comparée
| Critère | Assurance-vie | PEA |
|---|---|---|
| Plafond de versement | Illimité | 150 000 € (PEA bancaire) |
| Durée minimale recommandée | 8 ans | 5 ans |
| Fiscalité après durée clé | 7,5 % IR + 17,2 % PS (après abattement) | 0 % IR + 18,6 % PS |
| Abattement annuel | 4 600 € / 9 200 € | Aucun (mais exonération totale) |
| Liquidité | À tout moment (rachat partiel) | Libre (mais clôture si retrait avant 5 ans) |
| Supports disponibles | Fonds euros, UC (actions, ETF, SCPI, obligataire…) | Actions et ETF zone euro uniquement |
| Transmission (décès) | Hors succession, abattement 152 500 € / bénéficiaire | Intégré à la succession |
| Frais de gestion annuels | 0,5 à 1 %/an sur UC | 0 à 0,2 %/an (courtiers en ligne) |
Plafonds et contraintes
Le PEA est plafonné à 150 000 € de versements pour le PEA bancaire classique, et à 225 000 € pour le PEA-PME (cumulé PEA + PEA-PME). Tout retrait avant 5 ans entraîne la clôture du plan, même si les fonds restent accessibles à tout moment. Un seul PEA par personne est autorisé.
L'assurance-vie n'a aucun plafond de versement. Le nombre de contrats est libre. La seule contrainte fiscale concerne les versements supérieurs à 150 000 €, qui sont imposés à 12,8 % (au lieu de 7,5 %) sur les gains retirés.
Supports disponibles
Le PEA est restreint aux actions et ETF dont le siège social est dans l'Union européenne. Les ETF répliquant des indices mondiaux (MSCI World, S&P 500) sont éligibles s'ils respectent la règle de domiciliation, ce qui est le cas de la majorité des ETF Amundi et Lyxor/Vanguard distribués en France.
L'assurance-vie offre un univers bien plus large : fonds euros garantis, actions mondiales, ETF sans restriction géographique, SCPI, fonds obligataires, produits structurés. C'est sa force principale pour les investisseurs qui souhaitent une allocation diversifiée au sein d'une seule enveloppe.
Transmission et succession
C'est sur ce terrain que l'assurance-vie s'impose clairement. En cas de décès, les capitaux transmis à des bénéficiaires désignés (hors succession civile) bénéficient d'un abattement de 152 500 € par bénéficiaire pour les versements effectués avant 70 ans. Au-delà, la taxation est de 20 % puis 31,25 %.
Le PEA, à l'inverse, est clôturé au décès et ses avoirs réintègrent la succession classique, soumise aux droits de succession selon le lien de parenté.
Quel choix selon votre profil
Il n'existe pas de réponse universelle. La majorité des épargnants a intérêt à détenir les deux enveloppes :
- PEA d'abord si vous démarrez avec un horizon long terme et des convictions sur les ETF. Remplissez-le prioritairement jusqu'au plafond.
- Assurance-vie ensuite pour les versements complémentaires, les fonds euros, la préparation de la transmission et l'accès aux ETF non éligibles PEA.
- PER en plus si votre tranche marginale d'imposition est à 30 % ou plus et que vous préparez activement la retraite.
Source : recommandations AMF sur la diversification des enveloppes et impots.gouv.fr pour les règles fiscales applicables.
Notre verdict
Les deux sont complémentaires
Le meilleur choix dépend de votre situation personnelle. Lisez notre analyse ci-dessus.
Questions fréquentes
Oui, absolument. Il n'existe aucune restriction légale à détenir les deux simultanément. C'est même la stratégie privilégiée par de nombreux conseillers patrimoniaux : le PEA capte les actions et ETF éligibles à la fiscalité optimisée, tandis que l'assurance-vie accueille les fonds euros, les UC immobilières et sert d'outil de transmission.
Le PEA est plus avantageux fiscalement pour les ETF éligibles (zone euro et assimilés) sur le long terme : exonération d'IR après 5 ans, seuls les prélèvements sociaux (18,6 %) s'appliquent. En assurance-vie, la fiscalité après 8 ans est attractive (abattement 4 600 €/9 200 €) mais les frais de gestion des UC (0,5 à 1 %/an) s'ajoutent. Pour les ETF world non éligibles PEA, l'assurance-vie reste la seule option dans une enveloppe fiscale.
Après 8 ans de détention, les gains retirés bénéficient d'un abattement annuel de 4 600 € (personne seule) ou 9 200 € (couple). Au-delà de cet abattement, les gains sont imposés à 7,5 % + 17,2 % de prélèvements sociaux pour les versements inférieurs à 150 000 €, ou à 12,8 % + 17,2 % pour la fraction au-delà. En cas de décès, les capitaux transmis avant 70 ans bénéficient d'un abattement de 152 500 € par bénéficiaire.